« Merci, tu m'as redonné foi dans les maths. » Cette phrase, lancée par une élève de classe préparatoire à la fin d'une séance, a suffi à convaincre Paul Cartier qu'un étudiant capable d'expliquer à un autre étudiant pouvait débloquer des situations là où rien d'autre ne fonctionnait. C'est le point de départ de Constel, et c'est aussi tout l'enjeu du mentorat étudiant : transformer une difficulté isolée en une trajectoire de réussite.
Le mentorat étudiant n'est pas un cours particulier de plus. C'est une relation de confiance, établie dans la durée, entre une personne qui a déjà traversé un parcours et une autre qui le commence. Invité de l'émission « La France Bouge » sur Europe 1, Paul Cartier est revenu sur ce qui fait la force — et les conditions de succès — de ce type d'accompagnement.
Pourquoi le mentorat entre pairs débloque les situations
La grande force du mentorat étudiant tient à la proximité d'expérience. Un mentor qui est passé par la même filière connaît les enjeux réels : le niveau de pression des concours, le rythme, les pièges méthodologiques, les moments de doute. Il ne se contente pas d'expliquer un exercice, il donne du sens à l'effort.
Cette proximité crée une confiance que peu de dispositifs reproduisent. Comme le souligne Paul Cartier, il existe « une histoire de feeling » dans le mentorat : la relation ne fonctionne vraiment que lorsque le binôme matche. C'est cette confiance qui permet au mentoré de se projeter, de tenir dans la durée, et de continuer quand la motivation faiblit.
Le vrai déclic, ce n'est pas la bonne réponse à un exercice, c'est un étudiant qui retrouve confiance parce que quelqu'un qui a réussi avant lui croit qu'il en est capable.
Mentorat, tutorat : deux choses différentes
On confond souvent mentorat et tutorat. La distinction est pourtant essentielle pour bâtir un dispositif efficace.
- Le tutorat est une assistance aux études : on aide à comprendre un point précis, à réviser, à combler une lacune.
- Le mentorat va plus loin : c'est un accompagnement global, une explication, une mise en perspective. Il donne du sens aux études dans leur ensemble.
Stéphane Braconnier, président de l'université Paris-Panthéon-Assas, faisait ce constat sur Europe 1 : les étudiants sont aujourd'hui plus autonomes et plus à l'aise avec le numérique, mais la « nomadisation » des études — un cours en présentiel, le suivant en distanciel, depuis un couloir ou chez soi — les rend aussi plus seuls. Et paradoxalement, plus d'autonomie s'accompagne d'une demande plus forte d'accompagnement. Le mentorat répond précisément à ce besoin.
Ce qui distingue un bon dispositif de mentorat
Toutes les démarches de mentorat ne se valent pas. Trois critères font la différence entre un dispositif sérieux et une simple mise en relation.
- La qualité du matching. Puisque la relation repose sur le feeling, le bon appariement est décisif. Chez Constel, le matching des binômes mentor/mentoré s'appuie sur l'IA pour augmenter les chances que la relation prenne dès les premières séances.
- La capacité à maintenir l'engagement. Beaucoup de programmes s'essoufflent après quelques séances : le mentor se disperse, le mentoré n'ose plus relancer, et la relation s'éteint. C'est là que se joue le vrai résultat. Constel est pensé pour garder les binômes actifs sur la durée — rappels, points d'étape, sollicitations au bon moment — afin que la relation mentor/mentoré tienne jusqu'au bout du programme plutôt que de retomber.
- Le suivi de la relation. Une fois le binôme formé, encore faut-il l'aider à durer. Constel accompagne la relation mentor/mentoré dans le temps plutôt que de s'arrêter à la mise en relation : c'est ce suivi qui transforme un premier contact réussi en un véritable accompagnement.
Du mentorat étudiant au mentorat tout au long du parcours
Le mentorat ne s'arrête pas à la sortie des études. La même logique — un binôme de confiance, un accompagnement dans la durée — irrigue aujourd'hui l'enseignement supérieur et l'entreprise. Paris-Panthéon-Assas a par exemple signé un accord avec le barreau de Paris pour que des avocats mentorent les étudiants en droit, prolongeant l'accompagnement vers le monde professionnel.
C'est cette continuité que Constel cherche à outiller : un mentorat structuré et accompagné, du premier jour de prépa jusqu'à l'insertion professionnelle. Le mentorat étudiant n'est pas une parenthèse, c'est le premier maillon d'une chaîne d'accompagnement.
Reste l'essentiel, que résume bien le parcours de Paul Cartier : un dispositif de mentorat réussi, c'est d'abord un étudiant qui retrouve foi en ses chances. Le reste — les outils, le matching, le suivi — est au service de ce déclic.
Constel Mentoring